THEATRE

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« Je ne veux pas que le théâtre soit le lieu du réel, c’est plutôt un lieu de transgression où tout peut arriver. » Hervé Blutsch.

Résumer la fable de la pièce de Blutsch n’est pas une mince affaire. En apparence elle est simple et si on en reste à une lecture superficielle, il ne s’y passe pas grand-chose. Masch et Flitz respectivement directeur et contremaître du bureau 49, département 12, section 123, bi-secteur 37, accueillent un nouveau secrétaire, Plock, qui va devoir s’intégrer et travailler selon la règle établie. Rien de très exceptionnel à ce stade du récit. Mais ce serait sans compter sur la capacité de l’auteur à transcender le quotidien et à brouiller les pistes. Le titre énigmatique « Le canard bleu – mélodrame bural » en est une première illustration immédiate. Les gags  dominés par l’absurde et le non-sens nous conduisent vers l’univers burlesque, cependant que la présence de scènes empreintes d’onirisme  nous transportent dans un monde poétique où enfance et cruauté font bon ménage. Tout bon mélodrame se joue avec de la musique, mais  celle-ci sera espiègle et nous réserve bien des surprises…

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