Volte-face in no sens – présentation

Crédits vidéo : Nicolás Dardano

Une performance poétique et vidéo-musicale qui fait vibrer la mémoire pour le futur :
« Pour faire face, volte-face, pleins phares contre la peur énorme. »

Marie-Helene lafon

Hiroshima, Nagasaki, Tchernobyl, Fukushima. Collecter les mémoires de ces évènements, pour que leur passé ne soit pas notre futur, dépasser le déni, résister à l’oubli. Nous en faisons un témoignage poétique au travers de vidéo, chants, musique et textes.

Mais la mémoire ne suffit pas elle doit permettre de donner des armes pour changer le monde.

Notre performance inscrit ces catastrophes nucléaires dans un système plus large où les activités humaines détruisent le vivant pour des raisons de profit et parle de la puissance à résister à cet état de fait. Sans volonté didactique, il s’agit de projeter de la lumière pour éclairer ces évènements et mettre en mouvement les imaginaires grâce à la poésie des mots, de la musique et des images.

Dans la beauté, nous tenterons de soigner l’horreur du passé, nous raconterons l’espoir du présent et de demain si on accepte de « s’élever du solitaire au solidaire, de la grappe au groupe, de connectif au collectif » (Alain Damasio)

Un dispositif scénique modulable. Le dispositif scénique est simple, instruments de musique, micros, sono, vidéo projection d’un film court et d’images (issues de l’exposition Hibakusha, voir plus loin) sur mur blanc ou petit écran. Des projections vidéo, servant de dispositif lumière, évolueront pendant la performance sur l’espace scénique recouvrant les artistes et les objets environnants comme évocation de la fusion, l’interaction des mondes du vivant, l’absence de limite et surtout de hiérarchie entre ses éléments. Le dispositif se voudra modulable en fonction du lieu d’accueil, de sa taille et de sa configuration. Il est envisageable de jouer dans des univers extérieurs comme une forêt, un parc arboré, au milieu d’un champ, etc. Un lieu complice des spectateur.trice.s, un lieu aimé ou mal aimé, un lieu qu’on va pouvoir transformer, l’espace d’un instant poétique